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Variable remuneration: two recent decisions of the Supreme Court to keep in mind

1. Variable remuneration and computation of the indemnity in lieu of notice

To calculate an indemnity in lieu of notice, not only the remuneration to which the employee is entitled when the employment contract is terminated is taken into account but also the benefits that were granted according to the employment agreement. The Law of 3 July 1978 on employment contracts, explicitly provides that where remuneration or benefits are entirely or partly variable, one should take into account to calculate the variable part, the average over the previous 12 months, or the part of those 12 months during which the employee was in service.

In its judgement of 6 May 2019, the Court of Cassation explained that this rule does not have as a consequence that any variable remuneration or benefit paid during the 12 months prior to the dismissal forms part of the remuneration and benefits at the time of dismissal.

According to the Court, when a bonus had been paid in the year prior to dismissal and the individual employment agreement stated that granting the bonus in a certain year did not entitle the employee to a bonus in any consecutive year, the judge may consider, according to specific circumstances (in the case at hand,  the fact that no one in the same category of staff received a bonus due to the company’s negative economic results), that the employee was not entitled to a bonus at the time of the dismissal, even if the employer had not yet informed the employee that he would not be granted a bonus for that year.

Therefore, the Court concluded that even if the variable remuneration was paid over the previous 12 months, it should not be taken into account for the computation of the indemnity in lieu of notice, given the absence of a right to a variable remuneration at the time of dismissal.

2. Variable remuneration paid by a third party are subject to social security contributions

Based on the general definition of the employment contract, remuneration is the counterpart for the work performed.

The Law of 12 April 1965 on the protection of the workers’ remuneration applies a much broader “remuneration” definition, being all salary in cash or benefits in kind to which the employee is entitled by virtue of his employment chargeable to the employer.

According to the Supreme Court in its decision of 20 May 2019, these two definitions are not exclusive.

The remuneration granted to employees as the counterpart for the work performed in the framework of their employment contract qualifies as remuneration subject to social security contributions.

Hence, according to the Court, premiums paid to employees by a third-party (in the case at hand, a distributor), who is not their employer, are subject to social security contributions, if it is received as a result of the work performed in the execution of their contract. It is therefore not necessary for the Court to examine whether the employees cannot assert a right to these premiums to their employer or, in other words, if these premiums are chargeable to the employer or not.

This decision confirms the last position of the National Security Office in its last administrative instructions (version 2019/2).

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Pierre Van Achter [1]

pierre.vanachter@simontbraun.eu [2]
+32 (0)2 533 17 41

 

Simont Braun assists Test Achats in its class action against Ryanair

Simont Braun is representing Test Achats which seeks to receive compensation for passengers who were victims of repeated strikes by the Ryanair staff in summer 2018. The total compensation is estimated at € 16 million.

Simont Braun filed the collective action this morning with the French-speaking Business Court of Brussels (see the press coverage by the RTBF [3] at 6’04” and the VRT [4] at 8’30”).

We now expect a judgment on the admissibility of the claim. A time-period will then start to allow Test Achats and Ryanair to negotiate. If they reach an agreement, the latter will be subject to approval by the Court. If not, the case will be pleaded on the merits.

This class action is the 8th of its kind in Belgium since the entry into force of the law in 2014. It will raise landmark consumer law questions and high-end cross-border procedural issues.

The Simont Braun team representing Test Achats is led by Rafaël Jafferali [5] and includes Charles-Edouard Lambert [6] and Marc Baetens-Spetschinsky [7].

Needless to say, we will keep you informed of the next developments.

La fin du courrier sous film plastique ?

Le 28 février 2019, un arrêté du Gouvernement wallon [8] favorisant la prévention de certains déchets et la propreté publique a été adopté. Il interdit les envois postaux sous film plastique, tout en prenant en compte la nécessité de laisser un temps d’adaptation aux acteurs.

Il considère ainsi que « la mise sous film plastique des publications gratuites n’est pas indispensable à leur distribution, et que les alternatives avérées sont disponibles sur le marché, notamment pour le regroupement des publications, leur protection éventuelle et leur adressage ». Fini donc le film plastique autour des envois postaux, les entreprises devront mettre en œuvre d’autres moyens (écologiques) pour protéger ou regrouper leurs envois postaux.

Champ d’application

L’arrêté vise principalement les « imprimés publicitaires », terme qui englobe les catalogues, documents promotionnels, bons de commandes, offres, et tout autre document envoyé par les entreprises de vente en ligne.

La presse d’information gratuite est également soumise à l’interdiction, mais uniquement si la publication remplit plusieurs conditions cumulatives portant notamment sur la périodicité et le type de contenu (information à portée locale, petites annonces, manifestations culturelles, enquêtes publiques, etc.).

La nouvelle réglementation revêt néanmoins un bémol, et non des moindres : elle ne concerne que la distribution d’imprimés publicitaires sur le territoire de la région wallonne. Les autres régions (flamande et bruxelloise) ne sont pas concernées.

Interdiction immédiate ou progressive ?

Pour les imprimés publicitaires sous film plastique qui ne faisaient l’objet d’aucune distribution sous film plastique avant le 28 avril 2019, leur distribution sous film plastique est directement et immédiatement interdite en Région wallonne.

Pour les imprimés publicitaires qui faisaient déjà l’objet d’envoi sous film plastique avant le 28 avril 2019, il a été prévu une réduction progressive de leur usage jusqu’à leur suppression complète au 31 décembre 2022.

Les objectifs de réduction sont les suivants :

Lorsque les données ne sont pas disponibles pour 2017, l’année de référence pourra être 2018 (moyennant due motivation et démonstration auprès de l’administration).

La quantité de films plastiques s’entend du tonnage de films plastiques destinés à la région wallonne ou, lorsque les données ne sont pas disponibles, et moyennant due motivation et démonstration de l’équivalence, le nombre de films utilisés.

Les obligations de rapport annuel

 Pour le 1er mars de chaque année, les distributeurs d’imprimés publicitaires devront faire rapport à l’administration (à savoir le Département sols et déchets (DSD) du SPW Agriculture, ressources naturelles et environnement) reprenant :

Le format et les modalités des rapports et communications sont pour le moment libres, mais l’administration pourra les préciser ultérieurement. Possibilité qu’elle examine en ce moment-même.

Les distributeurs peuvent confier l’exécution collective de tout ou partie de leurs obligations de rapport à un tiers, à condition d’en communiquer les coordonnées à l’administration.

Les sanctions

Le non-respect de l’obligation de réduction progressive est une infraction de catégorie 2, conformément à l’article 51 du décret du 27 juin 1996 relatif aux déchets.

Il peut être puni d’une amende d’au moins 100 euros et de maximum 1.000.000 euros. Théoriquement, le responsable pourrait également être puni d’un emprisonnement de huit jours à trois ans.

Les peines maximales pourront être doublées en cas de récidive dans les 3 ans.

L’infraction pourra également être poursuivie par voie d’amende administrative d’un montant de 50 à 100.000 euros.

En 2021, de nouvelles sanctions entreront en vigueur. Les sanctions pénales resteront identiques, mais les sanctions administratives seront quant à elles augmentées à un montant allant de 150 à 200.000 euros. Des mesures d’exécution à prendre par le prochain Gouvernement pourront le cas échéant prévoir l’application exclusive de sanctions administratives ou l’application de mécanismes transactionnels pour certaines infractions.

Conclusion

L’arrêté du 28 avril 2019 a le mérite de prendre une mesure forte et très concrète pour la protection de l’environnement et la réduction des déchets plastiques.

Il est néanmoins regrettable que les Régions n’ont pas pu se mettre d’accord sur des mesures qui seraient uniformes sur l’ensemble du territoire.

D’ici-là, reste à espérer que l’exemple wallon sera suivi par les autres Régions ou que les entreprises adopteront de leur plein gré ces mesures à l’ensemble de leurs envois postaux.

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Laurent de Brouwer [9] et Charlotte Behets Wydemans [10]

Our Digital Finance Team interviewed on the latest FinTech Trends

Catherine Houssa [11], Partner in our Digital Finance Team, was interviewed on the latest FinTech trends by La Libre Belgique in a special edition dedicated to the take-off of tech in Brussels.

An opportunity to also highlight the advantages of Brussels as a set-up point for FinTechs willing to reach all of Europe.

The full article is available here [12].

Les services juridiques sont-ils soumis aux marchés publics?

Sur question préjudicielle de la Cour constitutionnelle belge (arrêt n° 43/2018), la Cour de Justice a été amenée à se prononcer sur la légalité de l’exclusion de la nécessité de soumettre les services juridiques d’avocats et d’arbitrage à des procédures de passation de marchés publics. Cette exclusion est prévue par la loi relative aux marchés publics du 17 juin 2016 (article 28, §1er, 3° et 4°) transposant la directive 2014/24 du Parlement européen et du Conseil du 26 février 2014 sur la passation des marchés publics.

La Cour a tout d’abord estimé qu’en conformité avec le principe de subsidiarité, la réglementation européenne a légalement laissé aux législateurs nationaux le choix de déterminer si ces services juridiques devaient ou non être soumis aux règles et procédures de passation des marchés publics.

Les services d’arbitrage et de conciliation

Plus précisément, la Cour a jugé qu’en ce qui concerne les services d’arbitrage et de conciliation, les organismes ou personnes fournissant des services d’arbitrage et de conciliation sont sélectionnés d’une manière qui ne peut être soumise à des règles de passation de marchés publics, dans la mesure où ils doivent toujours être acceptés par toutes les parties et sont désignés d’un commun accord par celles-ci. Un organisme public qui lancerait une procédure de passation de marchés publics pour un service d’arbitrage ou de conciliation ne saurait, dès lors, imposer à l’autre partie l’adjudicataire de ce marché en tant qu’arbitre ou conciliateur commun.

Les services d’avocats

Ensuite, concernant les services fournis par des avocats, la Cour estime que le législateur de l’Union a pris en compte le fait que de tels services juridiques sont habituellement fournis par des personnes qui sont désignés ou sélectionnés d’une manière qui ne peut, ici non plus, être soumise à des règles de passation des marchés publics. Sont cependant uniquement exclus (i) la représentation légale de son client dans le cadre d’une procédure devant une instance internationale d’arbitrage ou de conciliation, devant les juridictions ou les autorités publiques d’un État membre ou d’un pays tiers ainsi que devant les juridictions ou institutions internationales, et (ii) le conseil juridique fourni dans le cadre de la préparation ou de l’éventualité d’une telle procédure.

La Cour a précisé à cet égard que « de telles prestations de services fournies par un avocat ne se conçoivent que dans le cadre d’une relation intuitu personae entre l’avocat et son client, marquée par la confidentialité la plus stricte. Or, d’une part, une telle relation intuitu personae entre l’avocat et son client, caractérisée par le libre choix de son défenseur et le rapport de confiance qui unit le client à son avocat, rend difficile la description objective de la qualité attendue des services à fournir. D’autre part, la confidentialité de la relation entre l’avocat et son client, dont l’objet consiste, (…) tant à sauvegarder le plein exercice des droits de la défense des justiciables qu’à protéger l’exigence selon laquelle tout justiciable doit avoir la possibilité de s’adresser en toute liberté à son avocat (…) pourrait être menacée par l’obligation, pour le pouvoir adjudicateur, de préciser les conditions d’attribution d’un tel marché ainsi que la publicité qui doit être donnée à de telles conditions ».

La Cour en conclut que l’exclusion belge des services juridiques d’avocats et d’arbitrage des procédures de passation de marchés publics ne méconnait pas le principe d’égalité de traitement.

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Laura Grauer [13]

 

Le nouveau droit de la preuve civile en 10 points clés

La loi du 13 avril 2019 portant création d’un Code civil et y insérant un livre 8 « La preuve » a été publiée au Moniteur belge le 14 mai 2019. Elle contient un certain nombre de clarifications et de modifications du régime antérieur du droit de la preuve, dont les suivantes sont à retenir.

1. L’acte juridique portant sur une somme ou une valeur égale ou supérieure à 3.500 euros doit être prouvé par un écrit signé

 Il était auparavant prévu que la preuve de toutes « choses » excédant 375 euros devait faire l’objet d’un écrit signé. Le législateur a modifié l’ancien système à deux égards. Premièrement, il est maintenant prévu que cette règle concerne les « actes juridiques », à l’exception des actes juridiques unilatéraux dont la preuve est en principe libre (voy. n° 4). Deuxièmement, le seuil à partir duquel une preuve écrite signée doit être rapportée a été substantiellement élevé.

2. L’acte juridique consistant en un contrat à prestations successives doit être prouvé par un écrit signé lorsque la valeur totale des rémunérations des prestations pour une durée maximale d’un an atteint le seuil de 3.500 euros

 La nouvelle loi clarifie la façon dont le seuil de 3.500 euros doit être appliqué dans des contrats à prestations successives, tels par exemple les contrats à durée indéterminée dans lesquels une rémunération mensuelle est organisée. Il est prévu à cet égard que la valeur à prendre en considération est la valeur totale des rémunérations des prestations pour une durée maximale d’un an.

3. L’acte juridique dont l’évaluation de l’objet est indéterminable peut être prouvé par tous modes de preuve

 Le nouveau livre 8 du Code civil règle désormais la question de l’exigence d’un écrit signé lorsque la valeur de l’acte juridique est indéterminable. Dans ce cas, la preuve de cet acte peut être rapportée par tous modes de preuve.

4. L’acte juridique unilatéral peut être prouvé par tous modes de preuve, sauf s’il concerne un engagement de payer une somme d’argent ou de livrer une quantité de choses fongibles

Le nouveau régime de la preuve apporte une dérogation importante à l’exigence d’un écrit pour tout acte juridique égal ou supérieur à 3.500 euros. En effet, une telle preuve n’est pas requise pour les actes juridiques unilatéraux, tel par exemple un engagement unilatéral d’effectuer une prestation matérielle. Néanmoins, l’engagement unilatéral de payer une somme d’argent ou une quantité de choses librement interchangeables doit être prouvé par un écrit (i) signé par celui qui s’engage et (ii) contenant la mention, écrite en toutes lettres et de la main de celui qui s’engage, de la somme ou de la quantité de choses.

5. Celui qui invoque un fait positif peut le prouver par vraisemblance lorsqu’il n’est pas possible ou pas raisonnable d’exiger de celui-ci une preuve certaine

Les nouvelles dispositions légales prévoient que la preuve doit en principe être apportée, non pas avec une certitude absolue, mais avec un degré raisonnable de certitude. Néanmoins, lorsqu’il n’est pas possible ou pas raisonnable d’exiger un tel degré de certitude en raison de la nature du fait positif à prouver, la partie qui invoque ce fait pourra le prouver par vraisemblance.

6. Celui qui invoque un fait négatif doit le prouver mais peut se contenter d’établir la vraisemblance de ce fait

Par le passé, la Cour de cassation a affirmé à plusieurs reprises que, contrairement à une idée assez répandue, la preuve d’un fait négatif n’est pas impossible et n’emporte pas un renversement de la charge de la preuve. La Cour a en revanche admis que la preuve d’un tel fait négatif puisse être rapportée avec une certaine souplesse. Les nouvelles dispositions en matière de preuve confirment cet enseignement et permettent d’établir un fait négatif par vraisemblance.

7. La charge de la preuve d’un fait ou d’un acte incombe à celui qui l’invoque, sauf décision contraire et spécialement motivée du juge en cas de circonstances exceptionnelles

En règle, il appartient à celui qui fait valoir une prétention en justice de prouver les actes juridiques ou les faits qui la fondent. Une dérogation importante à ce principe cardinal est désormais légalement prévue. En effet, le juge peut renverser la charge de la preuve à condition (i) que des circonstances exceptionnelles le justifient, (ii) que l’application des règles normalement applicables à la charge de la preuve soit manifestement déraisonnable, (iii) qu’un jugement spécialement motivé sur la question soit rendu, (iv) que toutes les mesures d’instruction utiles aient au préalable été ordonnées, (v) que le juge ait veillé à ce que les parties collaborent à l’administration de la preuve et (vi) que des preuves suffisantes n’aient malgré tout pas pu être obtenues.

8. La preuve entre et contre les entreprises est libre

 Le régime de la preuve libre s’appliquait antérieurement entre et contre les commerçants. Or, la réforme récente du droit des entreprises a supprimé la notion de « commerçant » pour la remplacer par celle d’ « entreprise », laquelle inclut notamment les ASBL et les professions libérales. Le nouveau livre 8 du Code civil étend la liberté de la preuve à toutes les entreprises, et donc en ce compris à celles que n’étaient antérieurement pas considérées comme des commerçantes.

 9. La facture acceptée fait preuve de l’acte juridique allégué

Antérieurement, la force probante de la facture acceptée et la portée de la règle posaient un certain nombre de questions. Les nouvelles dispositions en la matière clarifient la situation et distinguent deux hypothèses.

9.1 Contre une entreprise

Sauf preuve contraire, la facture acceptée par une entreprise ou l’absence de contestation dans un délai raisonnable vaut preuve de l’acte juridique allégué contre l’entreprise (qu’il s’agisse d’une vente commerciale ou d’une autre opération commerciale). La facture acceptée et l’absence de contestation ont donc force probante contre l’entreprise.

9.2 Contre une personne qui n’est pas une entreprise

La facture acceptée par une personne qui n’est pas une entreprise constitue une présomption de fait de l’acte juridique allégué contre elle. La valeur probante d’une telle facture acceptée est donc en principe laissée à l’appréciation du juge. Pour le surplus, l’absence de contestation d’une facture par une personne qui n’est pas une entreprise ne vaut pas acceptation, sauf si l’absence de contestation constitue un silence circonstancié.

10. La loi du 13 avril 2019 entrera en vigueur le 1er novembre 2020

Sous réserve de deux articles (relatifs aux support et copies des actes authentiques), le nouveau régime de la preuve sera d’application à compter du 1er novembre 2020. Reste à déterminer comment les dispositions nouvelles s’appliqueront aux effets futurs des situations nées sous l’empire de la loi ancienne mais qui se produiront ou se prolongeront après le 1er novembre 2020.

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Béatrice Thieffry [14] et Charles-Edouard Lambert [6]

The transposition into B2B relations of the prohibition of unfair contractual provisions

Rafaël Jafferali [5] shares thoughts on the new Belgian law transposing into B2B relations the principle of prohibition of unfair contractual provisions. A law adopted with discretion but which risks to disrupt well-established legal concepts and to raise substantial practical issues. Rafaël’s article was published in the law review RDC-TBH (February 2019) and is available here [15].

Simont Braun assisted Rewe in one of the largest mergers in the European retail sector

Simont Braun has advised Rewe, the second largest German supermarket chain, on the Belgian legal aspects of the purchase of Lekkerland/Conway, a major wholesaler specialised in consumption on the go, supplying gas stations, kiosks, convenience stores, etc. The transaction was signed on 28 May 2019 and the parties are now waiting for clearance by the competition authorities.

As both Rewe Group and Lekkerland are active in several European countries, their merger implied substantial cross-border aspects and the active cooperation of several top tier law firms, principally in Germany (lead), Belgium, Switzerland, the Netherlands and Spain.

Simont Braun’s Corporate M&A team advised Rewe on the Belgian legal aspects of the transaction, in particular by carrying out a legal due diligence on the Belgian target companies and assisted on the related legal and regulatory questions surrounding the transaction.

Our team is delighted to have contributed to such a landmark European cross-border transaction, in close cooperation with Taylor Wessing Germany (lead firm). Our demonstrated capabilities to act in the framework of international transactions make us a go-to law firm for such matters on the Belgian market. Our integrated multidisciplinary structure and strong linguistic skills were clearly a plus,” highlights Axel Maeterlinck, partner in Simont Braun’s Corporate M&A department.

The Rewe Group generated a turnover over € 61 billion last year, courtesy of its 360,000 employees in 22 European countries. With the merger with Lekkerland, a new European powerhouse is born in the convenience segment. Lekkerland has about 4,900 employees in Europe and generated a turnover of € 12.4 billion euro last financial year. In Belgium, the group operates under the name Conway and its 400 people generate a turnover of € 1.5 billion (source: www.retaildetail.be [16]).

The Simont Braun team was led by partner Axel Maeterlinck [17], together with partners Fernand de Visscher [18], Steven Callens [19] and the assistance of counsel Pierre Van Achter [1] and associates Tine Bauwens [20], Laura Grauer [13], Julie Kever [21] and Peter Blomme [22].

Has the ECJ just killed the Belgian judicial restructuring procedure by transfer under judicial supervision?

The Belgian judicial restructuring procedure by transfer under judicial supervision (“PRJ 3 / WCO 3”) regulates the transfer of all or part of the debtor’s undertaking under the supervision of a judicial trustee.

One of the main added-values of this Belgian procedure is the “right of option”, which allows the transferee to choose which transferor’s employees it wishes to keep on after the transfer, provided that this choice is dictated by economic, technical or organisational reasons entailing changes in the workforce (article XX.86 §3 of the Economic Code; former article 61 § 3 of the Business Continuity Act).

On 14 August 2017, the Antwerp Labour Court of Appeal referred a preliminary question to the ECJ on the compatibility of the Belgian provision with articles 3 and 4 of Directive 2001/23 relating to the safeguarding of employees’ rights in the event of transfer of (parts of) undertakings (also called “TUPE Regulation”). This question has been raised in proceedings launched by an employee (Mrs Christa Plessers), who has been dismissed further to the transfer of her employer’s company under judicial supervision and is asking for her reinstatement in the transferee’s company.

Condemnation of the Belgian procedure by the ECJ

In order to answer this question, the ECJ had to determine whether:

and if not,

The ECJ decided on 16 May 2019 [23] that the choice granted to the transferee by the Belgian law does not meet the cumulative conditions laid down in Article 5(1) of Directive 2001/23 and that, consequently, transfers carried out in such circumstances must comply with articles 3 and 4 of Directive 2001/23.

The ECJ emphasised that “dismissals which occur in the context of the transfer of an undertaking must be justified by economic, technical or organisational reasons relating to employment which do not intrinsically relate to that transfer”.

Yet, article XX.86§3 of the Economic Code does not impose upon the transferee to justify its choice with regard to the transferor’s employees who are made redundant.

As a result, according to the Court, the application of current article XX.86§3 of the Economic Code could seriously threaten the principal objective of Directive 2001/23, i.e. to protect employees against unjustified dismissals in the event of a transfer of undertaking.

Therefore, the ECJ decided that Directive 2001/23 has to be interpreted as prohibiting the transferee to choose the employees it wishes to keep on after the transfer.

What is the impact of this decision under Belgian law?

Given the ruling of the ECJ, it becomes complicated for the Belgian courts to interpret article 86 §3 of the Economic Code consistently with Directive 2001/23.

However, and as the ECJ pointed out itself, in accordance with EU law, the Belgian courts will not have to discard their own national provisions. As a result, as long as article 86 §3 of the Belgian Economic Code is not amended, it seems that the sole possibility for employees who have been dismissed in the framework of a transfer under judicial supervision will be to sue the Belgian State to claim compensation because (i) it did not correctly implement Directive 2001/23, or (ii) the national courts did not correctly interpret article 86 §3. However, in that second case, the dismissed employees will also have to prove that they suffered damages due to this wrongful behaviour. In other words, they will have to prove that they were not dismissed for economic, technical or organisational reasons, which might be a difficult task.

Conclusion: is it the end of the PRJ3/WCO 3?

By considering that current article 86§3 of the Belgian economic Code does not comply with Directive 2001/23, the ECJ might have sounded the death knell of the PRJ3/WCO3.

As mentioned before, the main advantage of such a proceeding is precisely to allow the transferee not to keep all the transferor’s employees but only the chosen ones. In addition, under this proceeding, the transferee can also modify the working conditions of the transferred employees. Even if this second principle of the Belgian legislation was not referred to the ECJ, one can expect a similar ruling, which would make the PRJ3/WCO3 completely useless.

In any case, the Belgian legislator will have no choice but to modify the Title V of the Economic Code to make it consistent with Directive 2001/23. This modification might be included in the coming (and more significant) reform of the Belgian insolvency law to implement the Directive on preventive restructuring frameworks, second chance and measures to increase the efficiency of restructuring, insolvency and discharge procedures, whose final text has just been approved (15 May 2019) by the Parliament and the Council.

To be continued with our next government…

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Fanny Laune & Pierre Van Achter

Simont Braun runs the 20km Brussels to support Arthur Forever ASBL

Congrats to our runners Nikita Tissot, Virginie Bultot, Marc Baetens-Spetchinsky and Christopher Dumont for their performance at the 20km through Brussels!

Simont Braun joined forces with 52 law firms under the Legal Run banner to support the local charity Arthur Forever [24].